Pourquoi j’ai créé Le Décodeur Immobilier

Je m’appelle Guillaume Le Bricon, je suis diagnostiqueur immobilier. Avant de lire les dossiers des autres, j’ai mal lu le mien.

Guillaume Le Bricon, diagnostiqueur immobilier, à son bureau
  1. 2020 Coup de cœur, diagnostics non lus
  2. 1er hiver Toutes les fenêtres changées, sans entrées d’air
  3. 5 hivers Humidité, infiltrations… Revente de la maison
  4. La formation Le dossier relu, presque tout y était
  5. Aujourd’hui Le Décodeur Immobilier
    Pour que vous ne refassiez pas mes erreurs

Une phrase, cinq hivers trop tard

Pendant ma formation de diagnostiqueur, j’ai ressorti le dossier de diagnostics de la maison que j’avais achetée en 2020. Je venais d’y passer cinq hivers.

Dans le DPE, une phrase m’a arrêté net. Juste sous la recommandation de remplacer les fenêtres par du double vitrage, on pouvait lire :

« Lors du changement, prévoir des entrées d’air de manière à garantir un renouvellement d’air minimal. »

J’avais changé toutes les fenêtres dès mon arrivée, sans entrées d’air. Les années suivantes, l’humidité et la condensation s’étaient installées.

Un coup de cœur en pleine crise du Covid

En 2020, les maisons partaient vite et cher. Pour faire des économies, je cherchais une maison à rénover. J’en ai trouvé une dont le terrain me plaisait autant que la maison. Coup de cœur.

Avec le recul, je me suis rendu compte qu’à ce moment de l’achat, je la regardais à travers des lunettes qui ne montraient pas la réalité. Mon cerveau embellissait l’état de la maison et laissait de côté tout ce qui dérangeait. Le dossier de diagnostics était complet, posé sur la table. Je n’ai pas pris la peine de le lire. Première erreur.

Ce qui s’est passé ensuite

Je suis arrivé au début de l’hiver, et la maison s’est vite montrée inconfortable : simple vitrage partout. Dans l’urgence, j’ai changé toutes les fenêtres. J’ai aussi isolé le mur de la salle de bains, qui donnait sur l’extérieur, en pensant bien faire. Je comptais installer une VMC double flux plus tard, mais son coût m’en a dissuadé. Deuxième erreur : je n’avais pas prévu le budget des travaux dans mon prêt immobilier. Je ne savais pas les chiffrer.

Le confort s’est amélioré tout de suite. Puis, au fil des hivers, d’autres problèmes sont apparus : de l’humidité, de la condensation, des infiltrations par la toiture que je n’avais pas repérées. Et l’électricité, que j’avais choisi d’ignorer, restait à reprendre.

Petit à petit, j’ai mesuré l’ampleur des travaux, et je n’avais plus le courage de les mener à bien. J’ai revendu la maison et j’en ai acheté une autre, en meilleur état, avec des travaux à ma mesure.

Entre-temps, je m’étais mis à la rénovation. Plus j’apprenais, plus je voyais mes erreurs.

Tout était dans le dossier, encore fallait-il relier les rapports

Relu avec un œil de diagnostiqueur, mon dossier annonçait la suite presque point par point :

  • Le DPE décrivait des murs en pierre non isolés, un plancher posé sur terre-plein et une ventilation « par ouverture des fenêtres ». La maison respirait par ses vieilles menuiseries.
  • L’état parasitaire relevait des moisissures dans le séjour, le couloir et une chambre, photos à l’appui. Causes possibles : « remontées capillaires, manque de ventilation ».
  • Le même rapport signalait des ardoises cassées et conseillait de faire venir un couvreur « afin d’éviter une infiltration d’eau ». Le diagnostic amiante précisait que ces ardoises contenaient de l’amiante, ce qui complique et renchérit toute intervention sur la toiture.
  • Le diagnostic électrique relevait des anomalies dans six domaines, avec la mention « il est vivement recommandé d’agir ».

Chacun de ces rapports, pris seul, aurait déjà dû m’alerter. Lus ensemble, ils montraient une maison humide, qui ne respirait que par ses fenêtres. Une partie était écrite noir sur blanc, comme ces entrées d’air à prévoir. Le reste se déduisait en reliant les rapports, et c’est ce que mes connaissances acquises depuis m’ont appris à faire : en changeant les fenêtres sans ventiler, j’avais fait venir la condensation. Quant au mur de la salle de bains, c’était un mur en pierre qui avait besoin de respirer.

Ce jour-là, je me suis dit qu’il était dommage de produire des documents aussi riches en renseignements pour qu’ils soient si peu lus. Chaque diagnostiqueur traite son sujet avec rigueur. Mais personne n’est chargé de relier les rapports entre eux et de les expliquer à l’acheteur. Le Décodeur Immobilier est né de là.

Ce que je fais pour vous

Je lis votre dossier en entier. Je relie les diagnostics entre eux, et je vous explique ce qu’ils signifient, ce que les travaux peuvent coûter, ce qui presse et ce qui peut attendre. Si votre dossier est sain, je vous le dirai aussi. Voir le détail de l’analyse.

Je suis diagnostiqueur certifié en amiante, plomb, gaz, électricité, termites et DPE (vérifiable dans l’annuaire officiel des diagnostiqueurs du ministère de la Transition écologique). J’ai d’abord été ingénieur en environnement, et j’ai enseigné les sciences de la Terre à l’université : lire des documents techniques et les expliquer à ceux dont ce n’est pas le métier, je le fais depuis longtemps. Également rédacteur web, j’écris pour être compris du premier coup.

Je ne visite pas le bien, et un dossier ne dit pas tout. Ce qu’il dit, vous le comprendrez avant de signer. Vous êtes le seul à me payer : je ne touche rien sur la vente ni sur les travaux.

Et vous, où en êtes-vous ?

Votre dossier de diagnostics vient d’arriver ?

Je le lis en entier et je vous explique, avant de signer, ce qu’il signale, ce que les travaux peuvent coûter et ce qui presse. Votre rapport arrive sous 5 jours ouvrés.

Vous en êtes encore aux visites ?

Le coup de cœur fait partie de l’achat, et il doit garder une vraie place dans votre décision. Préparez-vous simplement à prendre un peu de recul le moment venu : demandez les diagnostics et vérifiez-les avec l’outil gratuit « Votre dossier est-il complet ? ». Mon guide Tout était écrit vous aidera à les lire, pour être prêt le jour où ce coup de cœur arrivera.

Vous venez d’acheter ?

C’est souvent là que tout se joue : mes propres erreurs ont commencé avec mes premiers travaux. C’est pour cela que j’ai créé une seconde analyse, Votre feuille de route rénovation, pour vous aider à choisir vos travaux à partir de vos diagnostics.